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Notre précédant article sur les Cassini nous avait conduit à Thury dans
le comté de Clermont (Oise). Nous avons vu que la grande méridienne ou Méridien de Paris passe sur le territoire de Thury, à quelques kilomètres de Clermont. Claromonte, Clairmont, le mont clair,
telle est l’étymologie de la cité originelle des ducs de Bourbon, futurs rois de France.
Jean Fernel (1506 -1558), natif de Montdidier (Somme), vient y vivre avec ses parents, en 1509. Il fait ses premières études au collège de Clermont qui est un établissement de bonne réputation. A 19 ans, il part pour Paris, à 60 kilomètre de là, encore pour étudier, puis il enseigne la philosophie et les mathématiques. Passionné d’astronomie, il est le premier à déterminer avec précision la longueur d’un degré du méridien terrestre, en 1528. Il fit pour cela le trajet de Paris à Breteuil (Oise) en comptant les tours de roue de sa voiture jusqu’à ce que la hauteur solsticiale du soleil soit d’un degré inférieur à celle de Paris. Il trouva 57 070 toises (1 toise = 1949 mètres). De 1679 à 1670, près d’un siècle et demi plus tard, Jean Picard refera les mesures avec une plus grande précision et obtiendra 57 060 toises, soit une différence de 19 km et 490 mètres. Ce sera à partir de ce nouveau résultat que Jean Dominique Cassini édifiera la méridienne.
Mais c’est surtout la médecine qui rend Jean Fernel célèbre. Il obtient son doctorat en 1530 et guérit Diane de Poitiers d'une grave maladie vers 1535. Il est également médecin de Catherine de Médicis et d’Henri II. Il décède à Paris le 26 avril 1558.